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Après son échec lors de la primaire socialiste, l’avenir politique de DSK dans l’hexagone était incertain. En acceptant la proposition du Premier ministre luwembourgeois et de Nicolas Sarkozy d’accéder à la présidence du FMI, DSK obtient un poste d’une envergure internationale et affine sa stature d’homme d’Etat.
Dominique Strauss-Kahn est né en 1949 à Neuilly-sur-Seine mais il passe son enfance entre le Maroc et Monaco. Sa famille rentre en France suite à un terrible tremblement de terre à Agadir. Après avoir fait des études de commerce à HEC, il poursuit des études politiques à l’IEP de Paris puis du droit public et de sciences économiques. Il obtient son agrégation de sciences économiques. Il a enseigné à l’Université de Nancy puis à celle de Nanterre, à l’ENA et à l’IEP de Paris. En 1971, il travaille au Centre de recherche sur l’épargne. Il devient président de la Commission des finances. C’est à cette époque qu’il fait la connaissance de Paul Hermelin (qui deviendra son directeur de cabinet à l’Industrie en 1991) et de Denis Kessler (avec qui, onze ans plus tard il publiera L’épargne et la retraite). Parallèlement à sa carrière politique, DSK est avocat à la Cour en 1993. Il crée le cabinet DSK Consultants pour exercer le métier d'avocat d'affaires.
Dominique Strauss-Kahn commence sa carrière politique aux côtés
de Jean-Pierre Chevènement au Centre d'études, de recherches et
d'éducation socialiste. Il quitte bientôt le parti pour se rapprocher
du premier secrétaire du Parti socialiste, Lionel Jospin.
Il se présente aux élections législatives de 1986 et est
élu député de Haute-Savoie. Il se présente de nouveau
en 1988, dans le Val-d'Oise. Il est réélu. Au cours de ces deux
années, il est secrétaire national du PS, chargé des études
et du programme. Entre 1988 et 1989, il est chargé de l'économie
et des finances. En 1991, François Mitterrand le désigne comme ministre
délégué à l'Industrie et au Commerce extérieur
dans le gouvernement d'Édith Cresson puis dans celui de Pierre Bérégovoy.
En 1993, Michel Rocard demande à DSK de présider le « groupe
des experts du PS ». Il perd les élections législatives dans
la circonscription de Sarcelles et Garges-lès-Gonesse. Pourtant en 1995,
il est élu maire de Sarcelles.
Il épouse alors la journaliste Anne Sinclair, qui doit renoncer à
son émission Sept sur Sept lorsque son mari devient ministre de l'Économie
et des Finances en 1997. De son côté, il quitte sa fonction de maire.
Lorsqu’il devient Premier ministre, Lionel Jospin appelle DSK dans son gouvernement
et le nomme ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie. Grâce
au retour de la croissance et à la baisse du chômage, Dominique Strauss-Kahn
fait désormais partie de ceux qui comptent dans le paysage politique. Il
est par conséquent en tête des listes des socialistes aux élections
régionales de 1998 en Ile-de-France. Il remporte la victoire.
En tant que ministre, il réussit à mettre en œuvre la TVA à
5.5% sur les travaux de rénovation dans le bâtiment ce qui permet
de relancer l'activité du secteur et de redresser les comptes budgétaires.
Il privatise pourtant France Telecom alors que le Premier ministre avait garanti
le contraire. De même il s’oppose aux 35 heures mis en place par la
ministre Martine Aubry. Ses méthodes sont plus libérales que celles
du parti socialiste en général. Il rassemble néanmoins jospiniens
et rocardiens au sein du courant Socialisme et Démocratie.
Le 2 novembre 1999, DSK donne sa démission au Premier ministre : il a été
mis en cause dans les médias dans une affaire sur des rémunérations
de complaisance par la MNEF (mutuelle nationale des étudiants de France)
puis dans l’affaire Elf. Finalement, il est complètement blanchi
et les affaires ont abouti à un non-lieu deux ans plus tard.
En 2002, tandis que Jacques Chirac est réélu président de
la république, l’UMP remporte les élections législatives.
La Droite est donc au pouvoir. L’opposition doit s’organiser. Dominique
Strauss-Kahn est secrétaire national du PS puis membre du bureau national
du PS enfin secrétaire national du PS, chargé des élus entre
2005 et 2007. C’est avec Martine Aubry et Jack Lang qu’il s’occupe
du projet socialiste pour 2007.
Proche de Michel Rocard, il fonde avec lui le club de réflexion À
gauche en Europe et préside avec Jean-Christophe Cambadélis, le
courant Socialisme et Démocratie. Proeuropéen, il s’engage
en faveur du « oui » au traité de la Constitution pour l'Europe.
En 2006, la campagne présidentielle s’organise au sein du PS. Trois
candidats se présentent aux primaires : Dominique Strauss-Kahn, Laurent
Fabius et Ségolène Royal. DSK est un candidat social-démocrate.
Il est ainsi fortement soutenu par Michel Rocard, Robert Badinter et le Socialisme
et démocratie jeunes. Finalement, après trois débats opposants
les candidats du PS, le 16 novembre 2006, DSK n’obtient que 20.83% des voix
des militants contre 60,60% pour Ségolène Royal.
Au cours de la campagne, DSK ne cessera de critiquer la candidate aux élections
présidentielles, déplorant son manque d’expérience,
son inaptitude à endosser une tâche aussi importante. Celle-ci fait
sa campagne seule, loin des éléphants. Sur les conseils de ses plus
proches collaborateurs, elle accepte leur aide mais en vain. DSK est notamment
sollicité pour étudier le budget prévu, elle n’en tient
pas compte. Lorsque François Bayrou annonce, juste avant le premier tour,
qu’il accepterait de s’allier avec certains membres socialistes et
notamment DSK, celui-ci est hésitant mais il garde sa position jusqu’à
la défaite de Bayrou puis de Ségolène Royal pour accepter
de participer au gouvernement de Nicolas Sarkozy.
Suite à la défaite du PS aux élections présidentielles, Dominique Strauss-Kahn appelle à une rénovation du parti en s’ouvrant vers une voie plus social-démocrate. Aux élections législatives de 2007, il se présente de nouveau dans la huitième circonscription du Val d'Oise. Il remporte les élections avec 55.5% des voix.
Le président de la République, dans sa politique d’ouverture,
a proposé à Dominique Strauss-Kahn de se présenter en tant
que candidat de la France à la tête du Fonds monétaire international
(FMI). L’Europe lui a apporté majoritairement son soutien le 10
juillet 2007. De même, les États-Unis, la Chine et une grande partie
des pays d'Afrique défendent cette candidature. La Russie, en revanche,
a présenté un autre candidat, Joseph Tosovsky pour que cette élection
ne soit pas un plébiscite.
Elu haut la main, il est donc devenu directeur du FMI pour une durée
de 5 ans. Mais il n'a pas renoncé à ses ambitions nationales et
garde toujours un oeil sur le PS.
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