Selon le magazine Capital, Dominique Strauss-Kahn gagnerait jusqu'à 160 000 euros certains mois

Enquete · 8 oct. 2013 à 09:55 · Commentaires 0

DSK, conférencier de luxe

Fini la politique, place au business. Dominique Strauss-Kahn a désormais choisi une carrière de conférencier de luxe et de consultant international. Non sans succès : fin 2012, DSK a créé une SARL unipersonnelle baptisée Parnasse, domiciliée boulevard Raspail à Paris. Et d'après le magazine Capital, "pour ses quatre mois d'activités de 2012, elle a déclaré plus de 636 000 euros de recettes". Soit un gain mensuel estimé sur cette période à 160 000 euros.

DSK, conférencier de luxe

"Malgré la tornade médiatique déclenchée par l'affaire du Sofitel de New York, Dominique Strauss-Kahn conserve une excellente crédibilité professionnelle. Ses analyses sur l'état de l'économie mondiale et son anglais impeccable en font un conférencier sollicité dans le monde entier", explique le magazine. Une activité plutôt bien payée d'après les calculs du mensuel : "On se l'arrache dans les pays émergents, moyennant des rétributions allant de 50 000 à 150 000 euros le speech d'une demi-heure". A ce tarif là, il n'est pas étonnant que DSK se démultiplie aux quatre coins de la planète : colloque sur la crise de la dette dans un palace de Pékin en décembre 2011, invitation au World Knowledge Forum de Séoul, conférence en Ukraine à l'occasion du Yalta European Strategy Forum, discours rémunéré à l'université privée de Marrakech, entre autres.

DSK, conseiller spécial

Parallèlement à ses activités de conférencier, DSK monnaie également ses compétences en tant que conseiller spécial. "A Paris, il effectue des missions pour le Franco-Bulgare Wladimir Mollof, patron de la banque d'affaires Arjil (...) Il est aussi devenu membre du comité stratégique de la National Credit Bank, qu'il est venu inaugurer en mai dernier à Djouba, capitale du Soudan du Sud", détaille le mensuel Capital. Et ce n'est pas tout : on le voit aussi à Moscou, en tant que membre du conseil de surveillance de deux institutions financières (la banque russe pour le développement des régions, et une organisation de fonds souverains russes, chinois, koweïtiens, quataris et japonais). "Avec, à la clé, de confortables jetons de présence, estimés à quelque 100 000 euros par an". A la mi-septembre, DSK est même devenu conseiller économique de la Serbie. Mais à titre gracieux pendant trois mois, comme l'a précisé Le Monde.

A la tête d'une banque d'affaires, LSK

Et comme si tout cela ne suffisait pas, l'ancien patron du FMI va prendre la tête à la mi-octobre d'une banque d'affaires, fondée par le financier Thierry Leyne, et rebaptisée LSK pour Leyne Strauss-Kahn & Partners. Cotée en bourse, "cette société luxembourgeoise y est valorisée à 50,24 millions d'euros (...) et regroupera le conseil aux Etats, aux sociétés et aux entrepreneurs pour leur développement stratégique international, leur financement, la restructuration de leur dette et les acquisitions et cessions d'entreprises", précise Le JDD.

Deux ans et demi seulement après l'affaire du Sofitel, le rétablissement express de DSK apparaît donc tout aussi vertigineux que sa chute politique.


*** Sources
- Piotr Smolar, "DSK de retour aux affaires en Serbie", Le Monde, 18.09.2013
- G.V, "DSK crée LSK, une banque d'affaires", Le JDD, 25.09.2013
- O. Drouin, "DSK, fini la politique, vive le business !", Capital n°265, oct. 2013

DSK, Capital, octobre 2013



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