Nicolas SARKOZY

Ses origines

Nicolas SARKOZY

Nicolas Sarkozy est né à Paris le 28 janvier 1955.
Son père, Pal Nagy Bosca y Sarközy, est un immigré hongrois né à Budapest en 1928. Issue d'une famille aristocrate, lorsque les Russes arrivent en 1944 en Hongrie, les Sarkozy doivent quitter le pays pour l'Autriche mais décident de rentrer deux ans plus tard, sans comprendre que l'instauration d'un régime communiste en Hongrie allait bouleverser leur vie. Le domaine familial et leur château d'Alattyán situé à 100 km de Budapest sont réquisitionnés par l'Etat. Pal est appelé sous les drapeaux pour combattre dans l'armée soviétique mais pour y échapper, il s'enfuit en Allemagne. Son nom est raccourci en Pal Sarkozy. En 1948, il atteint son but en arrivant à Paris. Tous les autres membres de la famille sont restés en Hongrie. En 1949, il rencontre Andrée Mallah, fille de médecin, qui habite rue Fortuny dans un petit hôtel particulier. Ils se marient, lui francise son nom en Paul Sarkozy, et ils ont 3 enfants : Guillaume, Nicolas et François. Guillaume Sarkozy est né en 1952 et est aujourd'hui chef d'entreprise. François Sazkozy est né en 1957 et est aujourd'hui chercheur en biologie. Les trois enfants sont éduqués dans la tradition française : Paul Sarkozy parle peu de la Hongrie. En 1959, les parents divorcent. Pour faire face aux difficultés financières, la mère de Nicolas Sarkozy, qui ne travaillait pas, reprend des études de droit et devient avocat. La figure du père a sans doute façonné la personnalité de Nicolas Sarkozy. Paul Sarkozy est un père absent, qui s'est remarié trois fois, et qui affiche une certaine distance avec ses fils considérant qu'il ne leur doit rien, et réciproquement. Cela a sans doute poussé Nicolas Sarkozy à se débrouiller par lui-même et à travailler beaucoup pour s'en sortir. Finalement, c'est le grand-père, Benedict Mallah, gaulliste, qui s'impose comme l'autorité parentale. A sa mort, la famille s'installe à Neuilly-sur-Seine.

Ses études

Les premières années d'études de Nicolas Sarkozy ne sont pas brillantes. Il va au lycée privé Saint-Louis de Monceau et redouble la sixième. En mai 1968, Nicolas Sarkozy a 13 ans. Dans le livre Les Sarkozy, une famille française, on raconte que déjà, il voulait manifester son soutien au général De Gaulle. Après l'obtention d'un baccalauréat B (économie) en 1973, il entre à la faculté de Nanterre en droit. En 1978, il obtient une maîtrise de droit privé avant d'entrer à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris sans toutefois obtenir son diplôme. De retour à la fac, il valide un DEA (Diplôme d'Etudes Appliquées) en 1981 avec pour thème de mémoire : « Le référendum du 27 avril 1969 ». La même année, il hésite entre une carrière de journaliste et une carrière d'avocat et se résout finalement à passer le CAPA (Certificat d'Aptitude à la Profession d'Avocat). Il exerce peu cette profession d'avocat car très tôt, il se montre plus intéressé par la politique. Toutefois, il monte avec un associé un cabinet d'avocat « Armand Claude et Nicolas Sarkozy » au sein duquel il travaille quand il n'exerce pas d'activité politique.

Les premiers pas en politique : le congrès de Nice de 1975

En 1974, a 19 ans, quelques semaines avant la mort de Pompidou, il adhère à l'UDR (Union pour la Défense de la République), le parti gaulliste. Militant dans la section UDR de Neuilly, il passe beaucoup de temps à distribuer des tracts, à coller des affiches et à soutenir Jacques Chaban-Delmas lors de l'élection présidentielle de 1974. Son activisme lui permet de devenir délégué départemental des jeunes UDR et de participer, à ce titre, au grand congrès de Nice de juin 1975. Ce congrès gaulliste est destiné à rappeler à Giscard d'Estaing qu'il doit s'appuyer sur les gaullistes, majoritaires, pour gouverner. Alors que Michel Debré a prononcé son discours, c'est autour de Nicolas Sarkozy. Jacques Chirac, l'organisateur des débats, qui ne le connaît pas encore, lui accorde deux minutes de temps de parole. Son discours est remarqué, il lance notamment à la tribune : « Etre jeune gaulliste, c'est être révolutionnaire, révolutionnaire pas à la manière de ceux qui sont des professionnels de la manif ». Il reste 20 minutes à la tribune et se fait remarquer par la plupart des dirigeants présents au congrès, notamment par Charles Pasqua.

La conquête de la mairie de Neuilly-sur-Seine en 1983

En 1977, il entre au conseil municipal de Neuilly avec la bienveillance du maire, Achille Peretti, qui l'a repéré dans la section du RPR, mouvement gaulliste créé par Jacques Chirac et Charles Pasqua en 1976. La carrière politique de Nicolas Sarkozy débute donc avec le soutien de Peretti et de Pasqua, ce dernier étant même témoin à son mariage en 1982 avec une jeune corse Marie-Dominique Culioli. En 1983, le maire de Neuilly, Achille Peretti, meurt. Une élection municipale est donc organisée. Au départ, les rôles sont clairs : Nicolas Sarkozy doit aider Charles Pasqua à conquérir la mairie. Mais, contre toute attente et ce malgré les mises en garde de sa famille et de ses amis quant aux risques de représailles, il décide de faire campagne pour son propre compte et de doubler Charles Pasqua. En rencontrant un par un les conseillers municipaux, il parvient à les convaincre de le désigner lui plutôt que Pasqua. A 28 ans, il devient donc le plus jeune maire de France. Très vite, la mairie de Neuilly s'avère être un véritable atout pour la carrière politique de Nicolas Sarkozy : beaucoup de grands patrons, de personnalités du cinéma, d'avocats vivent à Neuilly. Sarkozy organise des dîners et étoffe peu à peu son carnet d'adresses. Il se lie notamment d'amitié avec Martin Bouygues et Bernard Arnaud, patrons d'une grande entreprise, LVMH.

Un parcours politique dans le sillage de Jacques Chirac (1983-1993)

Sa conquête de la mairie de Neuilly-sur-Seine a été particulièrement remarquée par Jacques Chirac qui le fait entrer dans son équipe. Doué, travaillant deux fois plus que les autres, Nicolas Sarkozy se rend indispendable. Lors de la campagne présidentielle de 1988, il est chargé d'organiser tous les grands meetings de Jacques Chirac. Ses réseaux tissés depuis quelques années à Neuilly, sont mis au service du candidat gaulliste qui lui présente sa fille, Claude Chirac, avec laquelle il se lie d'amitié. En 1988, il devient député. A cette époque, Nicolas Sarkozy fait donc partie du cercle intime de la famille Chirac. Il est présent à toutes les réunions stratégiques. C'est au cours d'une de ses réunions qu'il rencontre le conseiller politique du maire de Paris, Edouard Balladur, avec lequel il va tout de suite très bien s'entendre.

Ministre dans le gouvernement Balladur (1993-1995)

En 1993, la droite gagne les élections législatives. Jacques Chirac qui a déjà fait l'expérience de la cohabitation en 1986, ne veut pas redevenir Premier ministre et se réserve pour l'élection présidentielle qui doit avoir lieu deux ans plus tard. C'est donc Edouard Balladur qui devient chef de gouvernement. Nicolas Sarkozy est nommé ministre du budget et porte-parole du gouvernement. Doué pour la communication, il ne connait cependant rien au fonctionnement du ministère du budget, et il a peu de connaissances quant à la gestion des finances de l'Etat. Il va donc apprendre. Ses collaborateurs, inspecteurs des finances lui fournissent des notes chaque soir qu'il mémorise par coeur. En l'espace de quelques mois, Nicolas Sarkozy se forme pour préparer le budget.

La trahison et la traversée du désert

Lors de la campagne présidentielle de 1995, la famille gaulliste est divisée en deux camps : les pro-Chirac et les pro-Balladur. Alors que Nicolas Sarkozy était un proche de Jacques Chirac, il choisit de soutenir Edouard Balladur et participe activement à la campagne électorale où les coups tordus et la violence entre les deux camps vont laisser des traces. Cette trahison marque le début d'une traversée du désert suite à la victoire de Jacques Chirac. Ce dernier ne lui pardonne pas son soutien à Balladur et lorsqu'Alain Juppé évoque la possibilité de nommer Nicolas Sarkozy dans son gouvernement, il reçoit une réponse négative catégorique. Pendant sa traversée du désert au cours de laquelle il envisage un moment d'abandonner la politique, Sarkozy se marie avec Cécilia en 1996. Il l'avait rencontrée quelques années auparavant, puisqu'en tant que maire de Neuilly, il l'avait mariée à Jacques Martin. Désormais, Cécilia Sarkozy va soutenir son mari dans son parcours politique.

Un retour manqué en 1999, les élections de 2002

Avec la dissolution de l'Assemblée Nationale et l'échec de la droite en 1997, Nicolas Sarkozy revient dans le jeu politique en passant une alliance avec Philippe Séguin pour prendre la tête du RPR, parti traumatisé par la défaite aux législatives et la perspective de passer 5 années dans l'opposition. Lors des élections européennes de 1999, Philippe Séguin qui est tête de liste pour le RPR, jette l'éponge quelques semaines avant les élections. Dans la précipitation, Nicolas Sarkozy devient président du RPR et conduit la liste aux élections européennes qui se soldent par un échec cinglant : la liste RPR n'obtient que 12,8% des voix (cinq ans auparavant, la liste RPR avait obtenu 25%) et est même dépassée par celle de Charles Pasqua (13,1%). Quelques mois après, il démissionne de la présidence du RPR et se retire provisoirement de la vie publique nationale. C'est à cette époque qu'il publie un livre Libre, dans lequel il expose ses idées politiques. Entre 1999 et 2002, comme à chaque période difficile de sa carrière politique, il se remet à travailler. Pendant 3 ans, il rencontre de nombreux chefs d'entreprise, des experts, des syndicalistes, commande des enquêtes auprès d'instituts de sondages pour analyser l'état de l'opinion. Il se prépare à soutenir Jacques Chirac lors des élections présidentielles de 2002 dans l'espoir d'obtenir le poste de Premier ministre. Finalement, c'est Jean-Pierre Raffarin qui obtient le poste et Nicolas Sarkozy devient numéro 2, en charge du ministère de l'Intérieur.

Ministre de l'Intérieur (2002-2004)

A peine nommé Place Beauvau, Nicolas Sarkozy déploie son énergie à rétablir l'ordre et à lutter contre le sentiment d'insécurité des Français, question centrale de la campagne présidentielle. Ces premiers mois sont marqués par plusieurs opérations médiatiques comme la fermeture du centre de réfugiés de Sangatte, la ville étant devenue une plaque tournante de l'immigration clandestine. En tant que ministre des Cultes, il soutient la création du Conseil français du culte musulman. Il s'empare notamment de la question du financement des mosquées en France dans un livre La République, les religions, l'espérance publié en 2004. Entre-temps, omniprésent dans les médias, il fait notamment deux prestations remarquées lors des émissions 100 minutes pour convaincre présentées par Olivier Mazerolles en 2002 et 2003. C'est au cours de ces émissions qu'ont lieu les passes d'armes entre Le Pen et Sarkozy, ce dernier parvenant à donner un coup de vieux à Le Pen en l'accusant de vouloir reconstruire une « ligne maginot » inefficace pour limiter l'immigration. Le 20 novembre 2003, lors d'une de ses émissions, Alain Duhamel formule une question qui pousse Sarkozy à sortir de l'ambiguité. En lui demandant si, comme Laurent Fabius, il lui arrive de penser à la présidentielle en se rasant, Nicolas Sarkozy réplique par un « pas simplement quand je me rase » qui indique pour la première fois que son objectif est bien la présidentielle de 2007.

Ministre d'Etat, de l'Economie et des Finances (avril-novembre 2004)

Lors des élections régionales de mars 2004, la gauche remporte 20 régions sur 22 ce qui fait dire à François Fillon, ministre des affaires sociales, qu'il s'agit d'un 21 avril à l'envers, en référence au choc de 2002 de ne pas voir un candidat de gauche au second tour de la présidentielle. Alors que Nicolas Sarkozy est pressenti pour remplacer Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, il change finalement de ministère en devenant ministre de l'Economie et des Finances, n°02 du gouvernement, avec le titre de Ministre d'Etat. Lors de son bref passage à Bercy, il tente de limiter le déficit et d'empêcher le dépôt de bilan d'Alstom. Il dénonce également la hausse des prix dans la grande distribution sans pouvoir réellement agir.
En réalité, les tensions entre lui et Jacques Chirac sont de plus en plus vives, le président de la République supportant de moins en moins l'omniprésence médiatique de Sarkozy. C'est dans ce contexte, qu'en juillet 2004, lors de l'interview traditionnelle du 14 juillet, Jacques Chirac lance « Je décide, il exécute » pour rappeler que le ministre d'Etat est sous ses ordres. Par ailleurs, il rappelle la règle du non-cumul entre le poste de président de l'UMP et de ministre pour tenter de décourager Sarkozy de se présenter à l'élection du président du principal parti de la droite. Finalement, le 29 novembre 2004, Nicolas Sarkozy est désigné président de l'UMP par les militants avec 85,1% des voix.

Ministre d'Etat, de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire (2005-2006)

Suite à l'échec du référendum sur la constitution européenne en mai 2005, le départ de Jean-Pierre Raffarin est inévitable. Alors que Sarkozy pense que son tour est venu, c'est finalement Dominique de Villepin qui est nommé Premier ministre. Mais la surprise du gouvernement Villepin est la nomination de Nicolas Sarkozy au poste de ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire alors que 9 mois plus tôt, Jacques Chirac considérait comme incompatible le poste de ministre et de président de l'UMP.
Officiellement, son retour Place Beauvau s'expliquerait par sa volonté de lutter contre l'insécurité. En coulisse, il ne cache pas que son retour a aussi pour but de reprendre en main la DST (service de renseignement français) et d'éviter les coups tordus dont il s'estime victime depuis son départ du gouvernement. En décembre 2005, le ministre de l'Intérieur doit faire face à 27 nuits d'émeute en banlieue suite à la mort de deux adolescents poursuivis par la police à Clichy-sous-Bois.
L'année 2006 est marquée par les manifestations contre le CPE, Contrat Première Embauche, qui pousse la jeunesse dans la rue. Sarkozy exprime ses réserves vis-à-vis de cette réforme. Dans l'affaire Clearstream, les noms d'hommes politiques dont celui de Nicolas Sarkozy, se retrouvent dans un CD-Rom envoyé à la justice et dans lequel on leur attribue de faux comptes en banque. La supercherie est vite décelée mais Nicolas Sarkozy n'a été prévenu que bien plus tard de cette affaire alors que Dominique de Villepin était déjà au courant depuis plusieurs mois. C'est ce silence qui provoque la polémique entre Villepin et Sarkozy, ce dernier accusant en filigrane le Premier ministre d'avoir voulu salir son image.

La pré-campagne de 2006

Mais l'année 2006 est surtout marquée par la pré-campagne présidentielle. Nicolas Sarkozy est de plus en plus candidat et de moins en moins ministre. C'est le moment du bilan qui, selon les camps, est jugé plus ou moins bon. La délinquance a baissé de 9% entre 2002 et 2006 mais la violence aux personnes a augmenté. Le 1er décembre 2006, dans une interview donnée à la presse quotidienne régionale, Nicolas Sarkozy déclare officiellement sa candidature à la présidentielle. C'est lors du congrès de l'UMP le 14 janvier 2007, après un vote des militants, qu'il est officiellement investi par son parti.

La campagne victorieuse de 2007

Il a mené une campagne très à droite, cherchant ouvertement à récupérer les électeurs du Front national : immigration, identité nationale, exaltation des valeurs traditionnelles de la droite (travail, retour à l'ordre), lutte contre l'insécurité. En fin de campagne, il a même repris comme mot d'ordre la liquidation de mai 1968. Alors que la candidate socialiste a multiplié les erreurs, les approximations, laissant transparaître un manque de préparation évident, Nicolas Sarkozy a cherché à montrer qu'il était apte à être président.
Au premier tour, il a recueilli 31,18% des voix, devançant Ségolène Royal de plus de 2 millions de voix (25,87%). Au deuxième tour, après un débat Royal/Sarkozy où le candidat de la droite a cherché à montrer une image apaisée, Nicolas Sarkozy l'a emporté avec 53,01% des voix. Il devient ainsi le 6ème président de la Ve République.
L'une des principales raisons de son succès est d'avoir réussi à rassembler toutes les droites françaises : la droite républicaine et une partie de l'extrême droite au premier tour, et au second tour, toute la droite républicaine, toute l'extrême droite et le centre droit. Autrement dit, il a réussi à faire à droite ce que Mitterrand avait fait à gauche : unir toutes les forces de son camp et empiéter sur les extrêmes. En 1981, Mitterrand avait réuni la gauche et fait baisser le Parti Communiste. En 2007, Nicolas Sarkozy a réuni toute la droite en faisant baisser le Front National.

Ses premiers pas en tant que président de la République

Le début de son mandat est marqué par une hyperactivité impressionnante : Nicolas Sarkozy est partout, à la fois président de la République et chef de gouvernement. Il reçoit les syndicats, forme un gouvernement d'ouverture avec l'entrée remarquée de Bernard Kouchner, relance la construction européenne avec le projet de traité simplifié. Il court tout le temps, au sens propre comme au sens figuré. Selon lui, l'accélération du temps politique avec le passage du septennat au quinquennat explique qu'il faut faire toutes les réformes en même temps, ouvrir tous les dossiers pour être certain d'en réussir quelques-uns.
Parallèlement à cette hyperactivité, il donne une image nouvelle d'un président de la République : il refuse d'être solennel, il veut apparaître comme un président proche du peuple, qui met les mains dans le cambouis et ne délègue pas à d'autres le travail quotidien. Conséquence directe de cette omniprésence, le Premier ministre François Fillon apparaît totalement effacé.

L'élection du nouveau président de la République marque un tournant dans l'histoire de la Ve République. Il change la nature de la fonction présidentielle. D'un président arbitre, le chef de l'Etat est devenu un "super premier ministre" dont la philosophie est la culture du résultat. Le Premier ministre n'est plus qu'un directeur de cabinet. Mais Nicolas Sarkozy ne pourra pas incarner à lui tout seul le pouvoir exécutif pendant 5 ans. La question est donc de savoir comment il va réussir le passage entre cette hyperactivité politique et le rythme plus paisible d'un pouvoir exécutif qui dispose de cinq années pour appliquer son programme sans donner le sentiment de revenir à l'image du président-arbitre qui cherche surtout à durer.


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