Revue de presse du 30 mai 2007 : Nicolas Sarkozy en chef de campagne et de gouvernement

Revue de presse · 30 mai 2007 à 09:14

Sarkozy, candidat permanent

Le président de la République a tenu hier un meeting en demandant aux Français une majorité à l'Assemblée nationale pour appliquer son projet présidentiel. Ce projet, il ne souhaite pas qu'il soit dénaturé par les premiers cafouillages et annonces contradictoires de certains ministres du gouvernement Fillon. Toute la presse revient sur l'omniprésence de Nicolas Sarkozy, à la fois chef de file de l'UMP pour les législatives et chef de gouvernement, attentif aux moindres déclarations de ses ministres.

Nicolas Sarkozy tient un meeting pour les législatives

A la Une de Libération, Nicolas Sarkozy est "le candidat permanent". Hier, il a tenu un meeting, appelé "réunion républicaine" pour les apparences car le président de la République est censé ne pas être partisan. En réalité, Nicolas Sarkozy compte bien cumuler les rôles alors que Jacques Chirac, en son temps, s'était refusé à participer à la campagne des législatives au lendemain de son élection.
Toutefois, l'implication d'un président dans une campagne législative n'est pas nouvelle. A l'époque, Valéry Giscard d'Estaing et François Mitterrand s'étaient eux-aussi fortement engagés pour que leur camp obtienne une majorité à l'Assemblée nationale.

Nicolas Sarkozy corrige les premiers cafouillages gouvernementaux

Le Figaro titre en Une : "Réformes, le rappel à l'ordre de Sarkozy". Le chef de l'Etat a rappelé hier qu'il ne laisserait personne dénaturer son projet. En ligne de mire, Eric Woerth, ministre des comptes, qui avait déclaré que la déduction des intérêts pour les prêts immobiliers afin de faciliter l'achat d'un logement serait ne serait appliquée que pour le prêts souscrits après le 6 mai 2007.
Or, Nicolas Sarkozy s'était engagé pendant la campagne à faciliter l'accession à la propriété en allégeant le coût d'un emprunt, et ce quelle que soit la date à laquelle vous aviez souscrit l'emprunt. Finalement, Nicolas Sarkozy a contredit son ministre des comptes en maintenant sa promesse de départ : tous ceux qui ont emprunté pour acheter un logement pourront bénéficier d'une baisse du coût de cet emprunt.
En faisant cette mise au point, Nicolas Sarkozy a voulu rappeler qu'il voulait appliquer son programme dans son intégralité : il a promis d'aller "le plus loin possible dans les réformes" et de ne pas "se laisser détourner" de son objectif.

Europe : le président propose aussi des réformes

"Europe : Sarkozy veut sortir vite du blocage institutionnel" titre Le Monde. Après les législatives, la politique intérieure, Nicolas Sarkozy se mêle aussi de politique européenne. Il a rencontré plusieurs dirigeants européens et a fait des propositions concrètes. Au départ, il souhaitait le vote d'un mini-traité européen pour faire évoluer les institutions qui doivent changer depuis que l'Europe est passée de 15 à 27.
Mais, désormais, le président de la République ne parle plus de mini-traité mais de simples modifications du traité de Nice déjà en vigueur : créer une présidence stable du conseil européenne (aujourd'hui, cela change tous les 6 mois), créer un poste de ministre des affaires étrangères, modifier le droit de vote des 27 Etats en prenant en compte le poids de la population (un Etat plus peuplé aura plus de voix lors d'un vote qu'un petit Etat).
Nicolas Sarkozy espère un accord pour le conseil européen, les 21 et 22 juin prochains.

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